As-tu peur de la page blanche ?

Tu sais, celle qui pourrait te bloquer pendant ton coaching déco en mode :

« Euh, là non, je ne sais vraiment pas ce qu’il pourrait y avoir à la place de ce joli vase… »

C’est normal d’avoir cette trouille. Moi-même je l’avais au départ. Je me disais :

« Ok, là, c’est la merde, je sèche, le tiroir à idées est fermé (j’ai beaucoup de tiroir dans ma petite tête), je lui dis quoi moi? je lui rends le chèque, j’appelle un ami? Tu crois que l’on peut avoir le 50/50?  »

Avec les années, j’ai compris certains trucs pour ne pas avoir à se la payer, cette page blanche.

J’ai recensé 14 astuces pour éviter la page blanche, testées et approuvées par mes bons soins.

« Mais pourquoi 14 Amandine, et pas 10, 16 ou 125 ? »

Ce à quoi je te réponds :

« 1/ je fais ce que je veux ; 2/ il fallait trouver un chiffre et on a découvert que 14 était le nombre d’heures que les pandas passaient chaque jour à mastiquer du bambou. Bientôt tu connaitras tout sur les pandas. »

Si à la fin de l’article, tu as, toi aussi une astuce pour éviter la page blanche, partage-la dans les commentaires 🙂

Allez, en route !

 

1/ Faire parler ton client

Et oui, en coaching, tu ne vas pas avoir les idées miraculeuses du premier coup.

Il est important de faire parler ton client, pour connaître son besoin. Comprendre ce qui ne fonctionne pas et ceux qu’il attend.

Il faut savoir l’écouter, cela te permettra de découvrir ses goûts,  qu’il aime telle ou telle couleur, que ce meuble est super important parce que c’est Tatie Gertrude qui lui l’a offert.

Toutes ses informations te permettront d’affiner ta réflexion. C’est un bon moyen pour ne pas partir dans tous les sens et éviter la panne sèche.

2/ Visiter les lieux

Les idées ne viennent souvent pas toutes d’un coup comme ça :  Paf, miracle de la déco, il faut souvent attendre un peu.

Même si le coaching est pour une seule pièce, visiter les lieux et un bon moyen pour cerner le cadre de vie et les goûts de tes clients.

Et aussi un bon moyen pour faire tourner la machine à idées en fond.

3/ Poser des questions sur le quotidien voire plus !

On en parlait plus haut : l’importance de faire parler tes clients. Le mode de vie influence l’agencement et la déco, car chacun a son organisation.

C’est en les questionnant sur leur quotidien, leurs habitudes, leur passions que tu te rendras compte qu’ils préfèrent tel ou tel type d’atmosphère.

Si tes clients n’ont pas les mêmes horaires de travail, il faudra privilégier un dressing séparé. Au contraire s’ils se lèvent aux mêmes horaires, la suite parentale peut être un espace de communication.

C’est pour ça qu’il faut être à l’écoute des clients, tous ces petits éléments te permettront de savoir comment avancer. Ce sont eux qui te donneront les bonnes idées.

4/ Laisser trainer des pistes

Laisser trainer des pistes, c’est comme faire un brainstorming.

Ça va te permettre de savoir dans quelle direction aller. Si le client aime les briques apparentes, est-il prêt à faire sabler son mur ?

Ou il ne veut pas faire beaucoup de travaux. Dans ce cas, pourquoi ne pas partir sur un effet trompe l’oeil?

Le client aime le style scandinave.  Tu lui proposes un mur bleu. Il n’est pas fan et préfère l’ambiance cocooning du style. Du coup, tu pars sur un travail des matières à la place.

Mais l’idée est sensiblement la même : tu inclues ton client dans la réflexion. Ce n’est pas que toi qui réfléchis de ton côté et ton client qui te regarde, impatient d’entendre ce que tu vas lui dire.

Ton client va t’aider à te sortir de la page blanche 🙂

5/ Identifier les limites du cadre de réflexion de tes clients

Une fois que tu as lancé des pistes et que tu sais dans quelle direction aller, il faut maintenant voir jusqu’où tu peux aller.

« Est ce que l’on ouvre le mur de la cuisine pour mettre une verrière ? Ou on travaille juste sur la porte pour donner un effet traversant et récupérer de la lumière? »

Sur le même principe, tu vas lancer des idées, qui vont mûrir petit à petit chez le client au fil du rendez-vous.

Si tu vas trop loin, trop vite, le client risque de rejeter ton idée.

Tu sais que la verrière est la meilleure solution, laisse ton client y réfléchir et revient dessus plus tard.

6/ Valoriser ton client

 « Amandine, ça fait 10 ans que l’on tourne le problème dans tous les sens, on avait penser à faire ça ou alors comme ça… »

Je ne sais même pas combien de fois j’ai pu entendre cette phrase. 

Le client a souvent des idées plus où moins bonnes, parce qu’on lui a conseillé de peindre tel mur ou d’acheter ce type de canapé, etc…

Il faut l’écouter et rebondir sur ce qu’il propose. Ses idées sont souvent un bon moyen pour en trouver d’autres et mieux comprendre sa problématique.

Surtout, ne rembarre jamais ton client !

Que son idée soit bonne ou non. Il faut être pédagogue et expliquer les choses. Ton coaching sert aussi à faire en sorte qu’il connaisse les bases que toi tu connais.

7/Faire un mini-cours de déco

Tu as fait le tour de la maison, tu connais tout de leur vie mais ça coince toujours, l’inspiration est resté bloquée dans ton canapé.

Dans la déco, tu as des basiques, tu sais qu’il faut mieux mettre tel mur en couleur ou tel type de luminaire pour mettre en valeur la pièce.

Utilise ces basiques pour avancer dans ta réflexion. Fait participer le client en faisant comme un mini-cours déco et observe ses réactions.

Petit à petit, tu pourras débloquer des pistes et avancer sur le projet.

8/ Faire en sorte que le client sorte les idées

Parfois, certaines idées ne prennent pas avec ton client. Peut-être les as-tu données trop tôt, il n’était pas prêt à les entendre.

Dans ce cas, ce n’est pas grave. Si tu penses que ça peut être une bonne piste de réflexion, laisse le temps tourner. Repars sur tes premières idées et écoute ce que ton client va te dire.

Il va te sortir certaines idées et quand reviennent les idées du début, tu appuies sur le fait que « C’est une bonne idée que vous avez là ». Et tu continues le coaching dessus.

Ce n’est pas grave si l’idée ne « vient pas » de toi, et si c’est ton client qui la dit. Car au final, tu lui permets de faire le tri parmi toutes ces idées, et de n’en sortir que les meilleures.

9/ Faire visualiser à son client

Imagine.

Ton client te parle de verrière.

Tu trouves l’idée intéressante mais ça reste au point mort. Pourquoi ? Car toi et le client ne parlez pas de la même chose.

Ça arrive souvent, surtout avec les couleurs : quand tu parles d’un vert d’eau et que ton client imagine un mur vert dans son salon, ça peut avoir du mal à passer.

Tu sais ce que dit le dicton ?

« Une image vaut mille mots ». Et c’est encore plus vrai dans notre métier. Et c’est souvent encore plus vrai en coaching déco.

Avec des images, tout passe mieux. Personnellement, j’utilise beaucoup Pinterest en rendez-vous. J’ai des tableaux avec les différentes pièces que l’on retrouve dans une maison, et j’y ai mis une grosse dose d’inspiration.

Comme ça, quand je vois que ça coince, je sors mon ordinateur et hop hop, je montre les visuels que j’avais en tête.

 

C’est la meilleure façon de se mettre d’accord avec ton client. Car il n’utilise pas les mêmes termes que toi. Et c’est dommage qu’il voit un mur vert émeraude quand tu lui as dit vert d’eau.

10/ Décomplexe-toi par rapport à l’idée miraculeuse

Le but du coaching n’est pas de se dire qu’en 3 secondes tu auras l’idée du siècle.

Car tu auras besoin de t’imprégner du quotidien de ton client, de sa problématique, de ses doutes, de ses questions.

Et la plupart du temps, les bonnes idées sont des idées simples. Changer la couleur d’un mur, déplacer un meuble, retirer certains éléments.

Ne te mets pas la pression par rapport à ce que ton client attend de toi : il n’attend pas le prochain chef d’oeuvre architectural. Il attend surtout des réponses.

11/ Ne pas te mettre au dessus de ton client

Ne te dis pas que tu es meilleure que ton client, et qu’il doit t’écouter comme parole d’évangile.

La plupart des bonnes idées viendront de tes échanges avec ton client. Donc ne le perds surtout pas avec des termes trop techniques qu’il ne comprendra pas.

Fais en sorte de toujours utiliser un vocabulaire qu’il maitrise. Et si à un moment tu dois utiliser un mot technique, prend quelques secondes pour lui l’expliquer.

En coaching, la page blanche arrive souvent quand le client ne se sent pas inclus dans la discussion.

12/ Aller dans le sens du client réfractaire

Dès fois le client à envie de tout changer mais tu sens qu’il n’est pas prêt, à chaque nouvelles idées que tu proposes, tu peux voir une grimace sur son visage.

Au bout d’un moment, c’est un peu la panne sèche dans ton cerveau.

Dans se cas, écoute le, demande quelles sont ses idées et travaille avec.

Il veut du rose bonbon dans son bureau ? Il aura du rose, mais peut-être un peu plus clair pour ne pas trop agresser, et sur un autre mur pour ne pas rétrécir la pièce.

 

 

13/ Revenir aux basiques

Il n’y a rien de mieux que les fondamentaux quand c’est la panne sèche d’inspiration.

Quand dans une pièce tu ne vois vraiment pas quoi proposer, repars sur des basiques.

Cela te permettra de remettre tes idées au clair, et peut-être de repartir sur de meilleures bases.

14/ Travailler ta curiosité

Ton inspiration est comme un muscle qui se travaille. Si tu ne l’entraînes pas régulièrement, il va se ramollir et devenir aussi flasque que le vente d’un panda.

 

Donc pour cela, je t’encourage à l’entraîner régulièrement :

  • observe et comprend l’harmonie des couleurs , l’agencement dans les pièces que tu découvres ;
  • inspire-toi régulièrement sur Pinterest ou dans les magazines ;
  • reste toujours ouverte à tous les styles, les tendances et les vieilles tendances (il y a toujours du bon à y piocher). Plus tu sors des sentiers battus, plus tu auras de bonnes idées ;
  • garde en mémoire tout ce que tu vois sur les blogs et autres réseaux sociaux ;
  • quand tu es dans un lieu : analyses quelles sont tes sensations à l’instant T (je me sens bien, pas bien, à l’étroit, détendue…) et comprends pourquoi ce lieu crée ces sensations.

En répétant ces exercices quotidiennement, tu vas muscler ta créativité et ton inspiration.

 

 

Alors, maintenant, tu n’as plus d’excuse pour la page blanche 🙂

Tu n’as pas à avoir peur de la page blanche en coaching déco car tu trouveras toujours des idées.

Surtout, tu dois te dire que tu ne trouveras JAMAIS l’idée miraculeuse en deux secondes top chrono.

Laisse le temps à ton cerveau d’accumuler toutes les infos sur les pièces, les clients, les habitudes, etc. Et tu trouveras la bonne idée.

Voilà, tu sais tout maintenant : tu n’as plus qu’à partir à la conquête des idées. Et d’ailleurs, si à ton tour tu as une bonne astuce pour éviter la page blanche, je suis preneuse (et Mathieu aussi d’ailleurs). Dis nous tout dans les commentaires.

PS : On a créé une une communauté et un espace de partage et de conseils : le groupe des décoratrices, on t’attend avec impatience.